Pesticides dans le Pilat Rhodanien : nous voulons la transparence !
🌿 1. Protéger la santé de toutes et tous, ici et maintenant
Dans le village, des litres de produits chimiques (engrais, pesticides de synthèse) sont épandus autour de nos maisons, nos écoles et nos points d’eau. Ces substances ne s’arrêtent pas aux limites des champs : elles se diffusent dans l’air, l’eau, les poussières, les sols, notre alimentation et jusque dans nos corps. En décembre 2025, le journal « Le Monde » a établi, avec un collectif de chercheur.es, une carte de France des écoles en fonction de leur proximité avec des parcelles agricoles où des pesticides sont utilisés. Près d’un établissement sur quatre est soumis à une « pression forte ». Les 18 écoles primaires et maternelles des 14 communes de la communauté de communes se situent à moins de 350 mètres d’une parcelle traitée, dont 14 à moins de 200 m, 8 à moins de 150 mètres, et 2 à moins de 50 mètres – d’une parcelles de vignes pour ces deux dernières. 9 de ces écoles comptent parmi les 5 % des écoles les plus exposées aux pesticides du département !
🌿 2. Réduire de manière drastique les expositions aux polluants chimiques dans l’air
L’étude PestiRiv de l’ANSES (publiée le 15 septembre 2025) confirme que les habitants et habitantes des zones agricoles respirent et ingèrent davantage de résidus de pesticides que les personnes en ville. Connaître les produits est un enjeu majeur et immédiat de santé publique, notamment pour les enfants, les femmes enceintes et les personnes vulnérables.
💧 3. Préserver l’eau et les sols pour les générations à venir
Les pesticides empoisonnent lentement et durablement les nappes phréatiques, les rivières, les océans, les nuages et les sols. Nous avons le droit de connaître les produits à risque pour mieux protéger la qualité de l’eau et éviter d’alourdir, dans l’avenir, les coûts déjà importants de santé et de la dépollution de l’eau (cf résultats scientifiques de Mickaël Derangeon de l’Université de Nantes).
🧭 4. Initier une démocratie agricole pour contribuer tous et toutes à la transition
L’agriculture ne peut plus être que l’affaire de quelques-uns. Les choix de cultures et de pratiques agricoles engagent tout le monde : notre santé, nos paysages, la biodiversité, notre eau, notre climat. La transparence sur les pesticides, c’est la première étape d’une démocratie agricole où l’ensemble des personnes habitant la commune peut contribuer à la transition agricole.
La décision du Tribunal administratif de Bordeaux du 1er juillet 2025, confirmant le droit d’accès aux registres d’épandage, ouvre cette voie : celle d’un pouvoir citoyen sur les choix agricoles.
NOTRE DEMANDE CONCRÈTE
Nous demandons à Serge RAULT, président de la Communauté de Communes du Pilat Rhodanien, d’agir :
• Obtenir les registres d’utilisation des pesticides des 14 communes de la communauté de communes Pilat Rhodanien (et en informer l’ensemble des habitants et habitantes dans le bulletin municipal) ;
• Financer une expertise indépendante pour analyser les produits, leurs risques et leurs alternatives agronomiques ;
• Organiser (avec les associations parties prenantes locales) des réunions publiques pour partager ces résultats avec les habitants et les habitantes des 14 communes, riverain·es et exploitant·es agricoles notamment.
Il n’y a aucune raison de garder ces usages secrets. Nous devons sortir du silence et du déni face aux risques de pollution. La tension entre la protection de la santé et les difficultés de la profession agricole implique de nouvelles formes de dialogue. C’est ensemble, habitant·es, agriculteur·rices, consommateur·rices et élu·es, que nous pouvons regarder la réalité en face et imaginer des solutions justes et durables pour l’avenir.
📣 Signez la pétition aujourd’hui pour défendre votre droit de savoir, et affirmez vos préoccupations pour notre santé à toutes et tous.
https://www.greenvoice.fr/assets/uploads/2026/03/Carte-petition-com-com-Pilat-Rhodanien.png
https://solagro.org/nos-domaines-d-intervention/agroecologie/carte-pesticides-adonis
L’indice se rapporte aux seules surfaces agricoles de la commune, quelle que soit la part de la surface agricole du territoire communal. L’Indicateur de Fréquence de Traitement (IFT) correspond au nombre de doses de produits phytosanitaires appliquées par hectare pendant une campagne culturale. L’IFT communal correspond à la moyenne des IFT par culture. L’IFT total (hors biocontrôle) concerne tous les types de produits de synthèse (herbicides, insecticides, fongicides, traitements de semences, autres).